Ces maladies, ces symptômes vous disent quelque chose ?
Cystites qui reviennent, fuites urinaires, envies pressantes, levers nocturnes, pipi au lit chez l'enfant…
Mais aussi calculs rénaux, coliques néphrétiques, pyélonéphrite, sang dans les urines…
Ou des maladies plus lourdes : polypes de la vessie, insuffisance rénale, dialyse, cancer du rein…
Moi, ça me parle.
Parce que depuis plus de 50 ans, j'accompagne des femmes et des hommes qui les vivent. Parfois depuis des années, et souvent en silence.
Et ces personnes m'ont dit à quoi ressemblent leurs nuits, et leurs journées…
Et les vôtres, sont-elles pareilles ? Regardez…
Tic-tac ! Tic-tac ! Il est 3 heures du matin.
Vous vous réveillez… Encore.
Vous sortez doucement de votre lit tout chaud, sans allumer, pour ne pas réveiller l'autre. Vous traversez rapidement le couloir froid. Enfin, vous vous posez sur les toilettes.
Brrr !!!
Puis vous retournez vous coucher.
Mais vous savez déjà que dans deux heures, rebelote… ça recommencera.
Le matin, vous êtes vidé(e) avant même d'avoir commencé votre journée.
Et cette journée, justement… qui l'organise vraiment ?
Avant de sortir, vous ne buvez plus rien et vous allez aux toilettes, pour être tranquille.
Mais pour combien de temps ?
Vous savez qu'il faudra trouver des toilettes, parce que ce sera la course, pas contre la montre, mais pour vous soulager.
Une sortie shopping, un trajet en voiture, une journée chez des amis…
Toujours la même question : « Mais où vais-je trouver des toilettes ? »
Cette envie de faire pipi, vous y pensez tout le temps. Vous savez qu'elle va pointer le bout de son nez, et jamais au meilleur moment.
Oui, ce n'est pas évident à admettre, mais elle limite vos activités…
… votre vessie !
Au cinéma, vous choisissez votre place au bout du rang, au cas où.
Au restaurant, vous êtes à l'affût pour savoir où se trouvent les toilettes.
En réunion, vous vous placez si possible près de la porte. Ça vous rassure.
Sans même vous en rendre compte, c'est…
… votre vessie qui choisit vos places.
Peut-être que depuis quelque temps, vous riez moins fort.
Que depuis quelque temps, vous retenez votre toux.
Que résigné(e), vous avez dit « Adieu ! » à la marche du dimanche.
Ou peut-être que dans votre sac, il y a toujours cette boîte d'antibiotiques. Celle pour lutter contre cette cystite qui revient sans cesse : à chaque voyage… après certaines visites… mais toujours au mauvais moment.
Ou peut-être que vous gardez en mémoire cette douleur fulgurante et atroce dans le bas du dos : un calcul. Et depuis, vous avez peur qu'il revienne.
Tout cela, vous le gardez pour vous. Vous n'en parlez quasiment à personne.
Les amis ? Oh là là ! Jamais.
Votre médecin ? Pas toujours : « Je ne vais pas l'embêter avec ça. »
La personne qui partage votre vie ? Hum… Très rarement.
En plus, on vous a déjà tout expliqué :
« C'est la ménopause. »
« C'est le périnée, après les accouchements. »
« C'est l'âge, tous les hommes y passent. »
« C'est mécanique… On n'y peut pas grand-chose. »
Alors, vous faites quoi ?
Vous jonglez avec les protections, la canneberge, les cachets, la rééducation commencée puis abandonnée…
Et pourtant, ça continue. Parfois même, ça s'accentue.
Au fond de vous, une petite voix murmure que vous avez dû louper quelque chose.
Alors laissez-moi vous dire une chose, tout de suite :
Vous n'avez rien loupé !
Ces femmes et ces hommes ont consulté. Ils ont suivi les traitements. Et ils ont fait tout ce qu'on leur a dit.
Pourtant, il reste une question. Une question que personne ne leur a jamais posée :
« Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Et pourquoi ça revient toujours dans les mêmes circonstances ? »
Car avez-vous remarqué ?
La cystite qui arrive pile au moment où la belle-mère repart, après huit jours à la maison.
L'infection qui se déclare le jour où quelqu'un débarque sans prévenir dans votre espace.
Les fuites qui surviennent à la moindre surprise.
Les nuits qui se hachent depuis la retraite, depuis le départ des enfants, depuis ce déménagement…
Ce n'est pas un hasard. Et ce n'est la faute de personne. Ni la vôtre, ni celle de la belle-mère.
Voici ce qu'on ne vous a jamais dit…
Observez un chien en promenade. Vous avez sans doute remarqué quelque chose… Tous les cinq mètres, il s'arrête puis lève la patte.
Pourquoi ?
Oui, il marque son territoire avec son… urine.
C'est la clé de tout ce système.
Votre vessie et vos reins ne gèrent pas seulement l'eau de votre corps. Ils parlent de votre place. De la façon dont vous vous situez dans votre propre existence. De l'espace que vous vous autorisez à occuper.
Oui, la mécanique est réelle. Le périnée, la prostate, la bactérie, le calcul : tout cela existe, et votre médecin s'en occupe.
Mais ce qui est mécanique a aussi un sens.
Votre vessie a pris toute la place dans votre vie.
Et si c'était justement pour vous montrer celle que vous n'osez pas encore prendre ?
Votre corps, lui, ne vous trahit pas. Jamais ! Non, il ne vous juge pas. Et ce n'est pas « dans votre tête ».
Il vous parle.
Et quand vous savez lire ce qu'il dit, ça change tout.